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3 mois après

Étudiant Autodidacte : 3 mois après

« Tu dis ? Sonny Étudie ? Oh, ne m’en parle pas, je suis resté sur ma faim… »

C’est ce que vous dites quand on vous parle de Sonny Étudie en soirée ou dans la rue ?

C’est normal. 2 mois, c’est long. Surtout quand le manque vous prend aux tripes…

 

Effectivement, ça fait 2 mois que je ne me suis pas occupé de mon blog. C’est déplorable. Je sais que peu d’excuses seront recevables, mais en toute honnêteté : j’en tiens une bonne.

Mais qu’a-t-il bien pu m’arriver pour que j’arrête d’écrire ? Laissez moi donc vous conter mes aventures des deux derniers mois.

 

Previously on Sonny Étudie 

Avant toute chose, reprenons là où nous nous étions arrêté.

Les dernières fois où j’ai fait acte de présence, je vous parlais de mon état d’esprit un mois après avoir démarré ma NOUVELLE VIE, et je découvrais l’univers des startups.

Je n’avais à ce moment là aucun regret. J’étais toujours aussi enthousiaste à l’idée de me réveiller chaque matin pour apprendre de nouvelles choses. Je m’étais pris au jeu de mon quotidien d’autodidacte et me sentais à l’aise. Un vrai poisson dans l’eau ! Un mois après avoir lancé Sonny Étudie, je m’étais découvert un véritable intérêt pour l’écriture. Ce qui rendait mon quotidien d’autant plus motivant !

Bref, je n’avais absolument aucune raison de m’arrêter en si bon chemin.

La motivation était là.

Le plaisir était là.

L’envie était là.

Mais un quelque chose n’était pas encore là.

 

Le soir où j’ai publié mon article « 1 mois après », je suis allé à une sorte d’afterwork. Cette année, je profite de mon emploi du temps perso pour me rendre à des formations, des conférences, des rencontres.

Cet afterwork fêtait le 3ème anniversaire du Starter, un pré-incubateur de startups. M’y rendre était un bon moyen pour découvrir un peu plus l’écosystème digital toulousain.

Il se trouve que cette soirée a pris un tournant pour le moins… inattendu ! C’est ce soir là que ce quelque chose s’est manifesté.

 

Ensuite… j’ai découvert le monde des startups.

 

Pierre ? Présent !

Le Starter, c’est le pré-incubateur créé au sein de l’association La Mêlée (la fameuse) en 2014. Son but : accompagner les porteurs de projet dans leurs premiers pas. Ou, d’après eux, transformer les chatons en tigres. Tout simplement.

Lors de cet afterwork, les experts du Starter nous ont expliqué son fonctionnement. La salle (comble) et moi-même avons découvert le parcours de sélection mis en place. Les jeunes startups ont 2 étapes à passer pour être sélectionnées :

  • le filtre à café, la première rencontre avec le Starter où c’est la faisabilité du projet et l’équipe qui sont principalement étudiées
  • le crash test, la seconde étape, consiste en cinq minutes de présentation suivies de 40 minutes de catch (entendre : questions) devant un jury spécialement constitué

 

Des startups passées par le programme sont également venues pitcher leur boîte et nous raconter leur expérience.

Une réelle immersion.

Vraiment réelle, à vrai dire.

 

Soudainement, vers la fin de la présentation, la personne à côté de moi est allée parler au présentateur puis est revenue me demander de la filmer pendant son pitch.

« Euh… oui, oui, bien sûr. »

A la fin, j’ai (naturellement) rendu son portable à son propriétaire, Pierre, avant de passer ma soirée à échanger avec.

Nous avons longuement discuté de son projet, ou du moins de son idée, que je trouvais très intéressante et qui me parlait. Il y avait en effet quelque chose à faire !

Au cours de la conversation, Pierre, sans crier gare, m’a fait savoir qu’il cherchait un associé. Avant d’enchaîner, sûr de lui, « on y va demain ? au Starter ? »

De nulle part, je me suis entendu répondre « oui. »

 

wait what

 

 

En route pour de nouvelles aventures

Le lendemain, nous étions au Starter, dans les locaux de La Cantine d’Aubuisson.

3 jours plus tard, nous passions le filtre à café.

1 mois plus tard, nous passion le crash test. Successfully.

Aujourd’hui, Pierre et moi avons notre ticket d’entrée au Starter.

Nous travaillons notre projet, étudions de nouvelles possibilités. Nous apprenons aussi à nous connaître. Rien de plus important que de connaître son associé, savoir qui est la personne que l’on s’apprête à avoir à ses côtés pour un bon bout de temps. Tout le monde vous dira que c’est comme un mariage (mais nous on aime pas ce terme).

Comme quoi, une rencontre peut vraiment tout changer. Et je continue à me dire que rien n’arrive pas hasard.

 

Je n’avais en rien prévu de me lancer dans l’aventure startup là-maintenant-cette année, mais qu’il en soit ainsi. Je me retrouve avec un nouveau challenge. Même si je ne sais pas où je vais, j’ai maintenant l’impression d’avoir un cap. JE VAIS CHANGER LE MONDE, OUAIS.

Quand je ne faisais « qu’ »étudier, le futur était plutôt flou. Je me souviens dire « je sais quel est le but, mais je ne connais pas la finalité : est-ce que je chercherai un emploi ? me lancerai en freelance ? monterai ma boîte qui sait ? ». Eh bien…

 

Ce nouveau projet m’a déjà permis de rencontrer de nouvelles personnes dans le milieu du digital. Des personnes géniales, avec chacune leurs compétences et une expérience que j’écoute volontiers ! Des personnes ouvertes, à l’écoute, prêtes à vous aider/vous éclairer.

J’ai appris pas mal de choses sur le monde des startups et leur fonctionnement.

Et dire que je découvrais tout juste les startups l’été dernier, l’été 2017, durant mon stage, que c’était la première fois que j’étais en « contact » avec cet univers. Ce n’est plus un bond en avant, à ce stade !

 

 

Mais alors… Sonny Étudie c’est terminé ?

Quelle question !

Il est vrai que je n’ai rien fait sur mon blog ces deux derniers mois. Mais cela ne veut pas dire que j’ai tourné la page pour autant ! Il faut dire qu’il y a eu ce moment un peu compliqué où c’était dur de m’y retrouver, mon quotidien s’est vu chamboulé.

Alors le cap des trois mois m’a paru idéal pour réapparaître.

Et puis, je n’ai pas arrêté d’étudier, bien au contraire.

Plus que jamais, j’ai besoin d’apprendre. Le premier domaine dans lequel je dois développer des compétences est celui du développement web. Alors je me suis lancé dans l’apprentissage du codage ! Et devinez quoi ? j’adore ça !

 

Mode Geek : activé

Mode Cliché : activé aussi

a guy typing

Si je n’ai plus écrit d’articles, j’ai écrit des lignes de code. C’est pas pareil, mais c’est tout aussi cool !

Je trouve ça vraiment exceptionnel de savoir développer. Ecrire ces choses à première vue incompréhensibles et découvrir le rendu sur une page web… c’est magique, et tellement satisfaisant ! En plus, ça permet de découvrir l’envers du décor. Et puis, on ne le répètera jamais assez, mais s’il y a bien une compétence à acquérir de nos jours c’est bien celle-ci !

Je n’ai prévu aucune review de tuto concernant le codage. Entre ceux suivis sur OpenClassrooms, sur Code Academy, ou encore sur Udacity, je ne saurai par où commencer !

Il y a cependant un conseil que je peux donner suite à mon expérience : diversifier ses sources. Suivre des tuto sur plusieurs sites peut paraître fastidieux, et répétitif, mais c’est tellement plus enrichissant. Le même point peut vous paraître mieux expliqué par un site que par un autre. Un site peut apporter cette information supplémentaire qui fait toute la différence.

 

Au jour d’aujourd’hui, je ne sais exactement quel est l’avenir de mon blog, mais je sais que je ne peux l’abandonner.

 

 

Après l’effort, le réconfort

Il y a quelques semaines, je publiais un article sur la première partie du livre qui avait été écrit pour moi : Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études.

Depuis, je suis venu à bout de ce (gros) livre.

Coïncidence (ou pas ?), la deuxième partie du livre s’intitule « Créer son entreprise et devenir libre ». Alors bon.

J’ai donc : dévoré cette deuxième partie.

Dans l’ensemble, l’auteur donne des techniques et exemples pour un certain type d’entreprise et sur comment vivre de son blog. Etre blogueur professionnel, c’est avoir une « entreprise lifestyle », ou une entreprise au service de sa vie. D’où le « et devenir libre ».

Je ne suis pas certain de pouvoir classer la startup dans cette catégorie. Mais c’était malgré tout une mine d’or de conseils… que j’ai soigneusement récolté – juste au cas où, si j’en ai besoin dans un futur proche.

In fine, ce livre aura changé mon quotidien et est pour moi aujourd’hui une véritable boîte à outils.

 

Qui dit livre terminé… dit nouveau livre !

Un des professionnels du Starter nous a conseillé de lire « 0 to 1 » de Peter Thiel, un des cofondateur de PayPal (rien qu’ça). Lire ce livre sarait un moyen pour nous de plonger dans le monde startups, d’en comprendre les tenants et aboutissants… de se mettre dans l’mood quoi ! Alors bien sûr, aussitôt dit aussitôt commandé.

zero to one

Un livre sur le business. On a là le point de vue d’un expert du secteur de la tech et des startups. Ca parle économie, histoire, entreprenariat, et c’est génial. Ce livre remet en cause des théories bien ancrées, permet de se poser les bonnes questions et donne des voies à explorer.

Lire ce livre est un régal. Quiconque intéressé par le business devrait lire ce livre. Les exemples y sont juste superbes – dans ma tête c’est des « aaaaah ouaaaaais » dans tous les sens !

 

Si Olivier Roland (l’auteur de Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études) était mon mentor en début d’aventure, Oussama Amar, co-fondateur de The Family est venu le rejoindre pour ce nouveau projet.

The Family ? As they say :

« We’re not an incubator, not a VC, not an accelerator.
We are the family for entrepreneurs in Europe. »

 

Je passe mon temps à regarder ses vidéos/cours/conférences sur YouTube. Mon beau-père me dit qu’il est mon gourou. Je me dis qu’il veut juste prendre soin de moi (mon beau-père).

Mr. Oussama c’est quelqu’un en plein dans le milieu. Je me délecte (c’est peu dire) de ses explications, de son vécu. Le blabla est mis de côté, place au crû. En regardant ces vidéos, j’apprends, j’apprends, j’apprends.

On peut aussi suivre une « formation » sur le site Koudetat qui veut nous apprendre à entreprendre, car « entreprendre n’est pas inné ».

Vous vouliez du complet ? en voici en voilà !

 

Eh ouais, tout ça c’est mon réconfort à moi !

 

 

L’homme derrière la machine

Sinon, moi, je subis de plein fouet le syndrome de l’imposteur.

Le syndrome de l’imposteur, vous connaissez ? C’est avoir le sentiment de duper le monde, de ne rien avoir à faire là où on est, de ne pas être légitime dans ce que l’on fait/dit/écrit. C’est aussi ne pas accepter ce qu’il nous arrive, comme une réussite, un succès.

Par exemple, en écrivant un article de blog donnant des conseils, on peut se sentir « imposteur », du genre « t’es qui pour donner des conseils ? ».

Mais il faut apprendre à passer outre. Je le sais. Et là… c’est plus facile à dire qu’à faire !

Surtout en se retrouvant du jour au lendemain projecté dans la jungle ! Moi, j’ai tout à apprendre, je ne connais rien au business, dans quoi j’m’embarque ?

Et c’est toujours cette même phrase qui vient me redonner de la force : si c’est arrivé comme c’est arrivé, c’est que ça devait arriver.

Cette phrase = rocher, Sonny = moule.

 

 

3 mois après m’être lancé en étudiant autodidacte, je fais passer le compteur de grosses décisions de 3, à 4. Plus le temps passe, plus les grosses décisions se rapprochent dans le temps.

Au fond, c’est peut-être ça la vie. Ou alors c’est juste ça devenir adulte. A méditer.

 

En attendant, the show must go on. Et mangez vos brocolis.

brocoli mignon

 

 

So

 

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